Chemillé-en-Anjou. Leur mission : sauver les vieux châtaigniers

Du 19 au 21 janvier, une formation exceptionnelle a réuni professionnels et agriculteurs autour de la sauvegarde des châtaigniers greffés. Benjamin Chapus, spécialiste ardéchois de Vivarais paysage, a transmis son savoir-faire dans la restauration de ces arbres emblématiques.

Courrier de l'Ouest

1/27/20261 min read

Un élagueur grimpeur réalise ici une taille de restauration sur un châtaignier.

Trois temps forts ont rythmé ces journées. Le lundi, une dizaine d’élagueurs ont ouvert le bal au Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) Sèvre Bocage à La Flocellière, en Vendée. Le mardi, la Ferme des Blottières à Chemillé a accueilli 24 futurs professionnels du Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) du Fresne. Enfin, le mercredi, 15 agriculteurs du projet de relance de la production de marrons des Mauges et de Vendée ont été formés, tandis que des tailles spécifiques étaient réalisées pour assurer les futurs greffons.

L’enseignement majeur bouleverse les idées reçues : "Le dépérissement des arbres locaux n’est pas dû à l’encre (maladie incurable des racines) comme on le craignait, mais au chancre, un champignon de l’écorce qui réduit la circulation de la sève. La bonne nouvelle est que cette maladie se soigne. Grâce à des élagages curatifs précis, même sévères, pratiqués couramment en Ardèche, nos vieux arbres peuvent être sauvés. "

"Ils ont tous la capacité de repartir", assure Benjamin Chapus, fort de ses 4 000 arbres restaurés. L’objectif est ambitieux mais réaliste : retrouver une production de 100 kg par an sur certains arbres d’ici quelques années. Une véritable renaissance.